L’engagement citoyen au service de l’intérêt général

Trois députés échangent avec les bénévoles de la Jeune Chambre Économique Française !

Le 19 mai 2021 dernier s’est tenu un « JCE Talks » portant sur l’engagement citoyen au service de l’intérêt général, des objectifs de développement durable de l’ONU et de la loi Climat et Résilience.

La Jeune Chambre Économique Française a eu le plaisir de recevoir Pierre-Alain Raphan, député de l’Essonne, Cathy Racon-Bouzon, député des Bouches-du-Rhône, Jean-Charles Colas-Roy, député de l’Isère et parrain de l’édition 2021 de ParlemEntreprise ainsi que notre partenaire national ENEDIS.

Un premier moment de cet échange a permis de mettre en exergue la vision de nos invités de l’engagement bénévole et citoyen au profit de l’intérêt général. C’est peut-être cela qui lie nos élus : la volonté d’agir pour le bien commun avant tout. Issus de la société civile, ils se sont engagés dans des causes avant d’être élus. Pierre Alain Raphan, ne serait pas Député aujourd’hui s’il n’avait pas été engagé dans des associations hier : « Ce qu’on apprend dans les associations, c’est l’humain ! On créé des projets avec peu de moyens et avec tous les profils : C’est de la mobilisation humaine. Écoute, attention permanente, empathie. Ce sont des soft-skills, des compétences humaines que l’on apprend dans les expériences bénévoles » . Au-delà de la formation technique et académique, c’est la passion et l’engagement du candidat qui fait la différence. Il s’agit de « Remettre de la passion au cœur de la nation ».

Cathy Racon Bouzon, quant à elle, voit l’engagement comme le trait d’union entre la vie de citoyenne et d’élue. Ancienne directrice de la marque et de la communication chez Kaporal elle a notamment impulsé un projet « Recycle ton jean » qui consistait à remettre de la valeur dans les jeans usés via un atelier de réinsertion et reverser le bénéfice à l’école de la seconde chance. Il s’agit ainsi d’agir pour la prise en charge collective du bien commun par des outils comme le mécénat de proximité et le mécénat de compétences. Elle a notamment créé dans sa circonscription à Marseille la Fondation Marseille qui rassemble des philanthropes pour agir dans tous les domaines de l’intérêt général afin d’avoir plus d’impacts sur le territoire.

Enfin, Pierre Guelman d’ENEDIS, a apporté un témoignage sur le rôle de l’entreprise dans l’engagement citoyen, car l’impact de l’entreprise sur la société est essentiel pour ces activités. Il s’est ainsi posé la question de savoir si l’entreprise considère les compétences, extra-professionnelles comme une richesse ? « Oui, bien sûr, mais comment faire évoluer les outils et les pratiques de recrutement ? Comment promouvoir l’engagement des salariés dans des initiatives citoyennes ? Les politiques RSE sont le début d’une réponse mais elles doivent être un pilier de l’entreprise et non un accessoire ».

L’engagement de nos trois invités est aujourd’hui politique et ils ont tenté de rendre compte de leur activité d’élu et de l’actualité de l’Assemblée nationale, une occasion pour parler des sujets qui occupent nos bénévoles aussi au sein de la JCEF : le climat et les objectifs de développement durable.

Ainsi, Pierre-Alain Raphan nous a partagé sa vision des ODD. Le « monde d’après » a été beaucoup mentionné pendant la pandémie de la Covid-19 et pour Pierre-Alain Raphan la boussole politique commune depuis 2015 qui peut nous aider à sortir de cette crise, ce sont les ODD : « Ces objectifs empêchent la pensée en silo et encouragent la pensée systémique : il faut mener de front 17 objectifs. Que ce soit dans la mise en place des politiques publiques ou leur évaluation, le prisme doit être celui des ODD. Il n’y aura pas de plan B, les efforts doivent être conjoints et dirigés vers les mêmes objectifs avec tous les acteurs ».

Dès lors, cette question des alliances d’acteurs se retrouve dans le projet de loi mené par Cathy Racon Bouzon dans le cadre de l’ODD 17 : proposition de loi relative au développement de l’engagement collectif et des alliances innovantes au service de l’intérêt général sur les territoires pour une société durable. Cathy Racon Bouzon et l’association le Rameau sont partis de la constatation que les alliances se forment de façon spontanée entre entreprises et associations d’intérêt général. Cette loi vise à réglementer cette relation en la sécurisant par le droit, pérenniser la structure dans le temps et mettre en place une gouvernance partagée. Cela montre que la prise de responsabilité individuelle est le liant du changement sociétal.

La question de la prise de responsabilité individuelle est justement au cœur de la loi Climat et Résilience défendue ici par Jean Charles Colas Roy, député de la majorité et parrain de l’édition 2021 de Parlementreprise. La loi Climat et Résilience est le résultat des réflexions de 150 citoyens tirés au sort. Même si la France ne représente que 1 à 2% des émissions de gaz à effet de serre, il s’agit d’être volontariste pour avoir une capacité d’entrainement des autres nations. Les grands axes de cette loi visent l’amélioration de la sensibilisation aux problématiques environnementales. Pour citer les grandes mesures, il y a notamment une mesure sur l’affichage environnemental : la mise en place d’un éco-score qui intègre les externalités positives. Cette mesure vise à responsabiliser le consommateur afin qu’il devienne consommacteur. Dans l’état actuel, cet affichage interdit la publicité sur les énergies fossiles, mais on peut aller plus loin en interdisant les publicités pour les véhicules utilisant des énergies fossiles. Le second volet est celui de la consommation : la loi prévoit le développement de la vente en vrac : 20 % de vrac pour les structures de plus de 400 m² et le développement de la consigne du verre. Le dernier volet est celui de la rénovation thermique : il y a aujourd’hui 4,8 millions de passoires thermiques. La loi prévoit ainsi d’obliger la rénovation thermique pour les propriétaires, bailleurs, ce qui fait 1,6 millions hébergements. Toutes ces mesures visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale.

Nos trois invités ont mis en exergue la valeur essentielle qui les anime : l’engagement citoyen au profit du collectif et du bien commun. À travers leur parcours de citoyens engagés dans des associations ou dans des projets d’intérêt général jusqu’à leur poste d’élu à travers des projets de loi qu’ils portent, l’intérêt commun est ce qui les anime. Le JCE Talks du 19 mai a marqué le coup d’envoi du Parlementreprise 2021. Rendez-vous en novembre 2021 à l’Assemblée nationale pour la suite !